Le Gabon vient de poser les jalons sur le chemin de la depenalisation et la légalisation de l’homosexualité sur ses terres.

Le Gabon vient de poser les jalons sur le chemin de la depenalisation et la légalisation de l’homosexualité sur ses terres.


Si la loi de 1960 n’était pas véritablement explicite sur la question, la réforme du code pénal de 2019 punissait de 6 mois d’emprisonnement et 5millions d’amende toute atteinte aux bonnes mœurs et l’homosexualité était inclus.


C’est donc une belle victoire en ce 24 Juin 2020 pour la communauté et les mouvements militants LGBTQ du Gabon qu’une loi, portée par le Premier ministre du pays et visant à ne plus rendre l’homosexualité pénalement répréhensible, ai été adoptée avec 48 voix pour, 24 contre et 25 abstentions.

Si le premier ministre et instigateur dudit projet de loi semble très engagé, ce n’est pas le cas de certains élus qui dès adoption ce sont empressés de dénoncer un non consensus dû aux nombreuses abstention et un avilissement des mœurs et cultures Africaines pour le bon vouloir du colon.
Certains ont demandé un référendum ou un nouveau vote sur la question quand d’autres ont dénoncé des pressions externes afin de permettre à la loi de passer.


La population n’est pas en reste et les commentaires et supputations vont bon train au point où la chasse aux noms des élus ayant votés oui et ceux n’ayant exprimés aucun avis est lancée, les assimilant à des traîtres responsables de l’avènement du « démon » sur leur nation.

Il faudra cependant attendre que le sénat l’adopte également avant qu’elle ne soit promulguée et applicable. Quoi qu’il en soit, cela reste un pas de plus accompli dans la lutte pour la reconnaissance des droits des communautés LGBTQ en Afrique.

Ces lois discriminantes datant de l’époque coloniale ne devraient plus avoir leur place au sein des codes pénaux de nos États Africains.
Nous espérons que les dirigeants Ouest Africain comprennent la nécessité d’une telle réforme, notamment ceux des pays où l’homosexualité est encore passible de très lourdes peines d’emprisonnement voir de mort.

EmmaLInfoS

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