La génération égalité est aussi LBTQ+

La génération égalité est aussi LBTQ+

En tant que femmes Queers AfricainEs, nous sommes concernéEs par cette journée du 08 mars. On remarque aujourd’hui, une vague de jeunes féministes qui s’assument, qui revendiquent et qui occupent de plus en plus l’espace. Leurs revendications sont entendues, et nous pensons que cette vague de féministes feront bouger les choses.

Il est de notre devoir, en tant que fommes, femmes, personnes faisant partir de ces espaces de trouver de nouvelles stratégies, pour nous fait entendre, pour nous fait comprendre.

Car, si toutes les luttes menées par toutes ces femmes nous concerne en tant que femmes, elles ne prennent pas pour autant en compte tous nos besoins spécifiques en tant que femmes lesbiennes, BisexuellEs, Trans et Queers.

Nous ne sommes pas reconnues en tant que femmes, nos combats sont très peu ou pas associés aux luttes féministes, la #VraiFemmeAfricaine est hétérosexuelle et cisgenre. Toutes les femmes de toutes les couches sociales se retrouvent pour discuter, pour prendre des décisions, celles qui répondent absentes et dont les besoins continueront à être ignorés c’est nous. Nous sommes les femmes dont les droits sont oubliés, dont le féministe est nié.

Mais nous ne saurions blâmer ces organisations pour la simple et unique raison que les concernéEs même n’en parlent pas. Quand personne ne parle c’est qu’il n’y a personne.

La tenue vestimentaire reste une grosse source de discrimination dans le milieu de l’emploi et de l’école pour nous femmes Queers. Nos problèmes de santé sexuels et de reproduction ne sont pas connus, mieux nous ne faisons partir d’aucun programme.

Quand on parle de viol, quand on lance les campagnes contre le viol, très peu d’organisation font cas du fait que certaines femmes sont violées à cause de leur orientation sexuelle, à cause du fait qu’elles soient lesbiennes, viol correctif, viol collectifs, thérapies de guérison par le sexe voilà les noms qui sont utilisés par la société quand on nous viol. Alors que c’est une réalité, le fait d’être des femmes, Trans, Queers, lesbiennes, bisexuelles+ sont des motifs de viols et de discrimination à l’égard des femmes que nous sommes.

À côté de ces problèmes extérieurs, il faut noter aussi la réappropriation du système patriarcal que nous faisons dans notre communauté. Nous ne pouvons pas être déjà discriminés et venir reproduire cette même discrimination au sein de notre communauté.

À nos leaders, il est temps d’enseigner à nos membres les dangers qu’ils, iels reproduisent au sein de notre communauté. Sachons aussi que notre silence ne nous protège pas, il nous montre simplement que nous ne sommes pas prêtes à faire entendre nos voix. Et tant qu’on adoptera ces attitudes, nos vies et notre épanouissement dépendra toujours de cette société et la libération de la femme se fera sans nous.

Il est temps que nous puissions nous sentir concerner par ces luttes, il est temps que nous cessions d’être des sujets de curiosités, d’être des mascottes qu’on fait asseoir sur des tables parce qu’il y a des financements, il est temps que nous soyons véritablement intégrées. Il est temps que nos alliés nous soutiennent ouvertement. Il est temps que nous puissions nous exprimer, non sans user de la force mais de stratagèmes qui ont permis à des peuples à des personnes de se libérer du joug de leur oppresseur.

Bonne journée militantE, l’espace est là, exprimons nous. La révolution a commencé et il faut qu’elle se fasse avec nous.

Emma Onekekou

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